C’est incroyable ! Je crois que je vais commencer tous mes posts par ces deux mots. Je me suis réveillée avec difficulté malgré mes 12h de sommeil. Il fait frais et je projette d’arriver au CDN vers 9h00.
Après un tour du centre à rencontrer tous les membres, je m’installe avec un café dans la salle commune. Je rencontre Jason, qui vient chatter avec moi. C’est un artiste accompli, oserais-je dire, incroyable, qui me montre ses créations, qui me parle de sa façon de voir le monde, de son imaginaire : des choses simples selon lui mais qui pour moi, sont extraordinaires. Les artistes me fascinent et m’impressionnent toujours.
Mon projet n’est pas encore très bien défini mais discuter ou du moins écouter mes collègues me donne quelques éléments pour avancer sur les objectifs que je pourrais poursuivre : narratology of IA constitue une source inépuisable d’inspiration mais aussi, l’imaginaire des artistes du numérique présents au CDN, avec lesquels je peux échanger et poser des questions, et envisager leurs imaginaires. Les présentations du mardi me donneront certainement un éclairage sur mon propre cheminement. Tout cela en anglais ! C’est incroyable ! Et pourtant, et toujours, ma légitimité me semble fragile. Je me situe davantage sur l’analyse critique que sur une expérimentation que j’appelle pourtant de mes voeux. Me viennent alors des idées insolites : je nourris un rêve : celui de ma database en généalogie pour créer un modèle d’histoire qui serait généré automatiquement, par prompt, par magie ! Une trame, une méthode à la manière de « A dataset of 1500-word stories generated by gpt-4o-mini for 236 nationalities » et… voilà.
Je sais que je suis au bon endroit pour dévorer tous les livres que je vois dans la bibliothèque, pour parler avec tous ces chercheurs qui cherchent, chacun ou chacune dans leur domaine, des domaines que je ne soupçonnais même pas. J’en suis à ma xe tasse de café, un café délicieux qui réveille et stimule. C’est de cette bibliothèque dont je révais, pas celle des San Antonio (même si je reconnais qu’elle a son charme), mais celle des livres de tous horizons, celle des artistes du numérique qui ont exploré, analysé, décodé… C’est l’endroit où je voulais être, c’est l’endroit où il faut être, c’est l’endroit où je suis.